Écriture bienveillante

PRÉSENTATION 

P.L.U.M.E.S ( Paroles Libres – Utiles Mots – Émotions Sereines ) – Écriture bienveillante est un programme d’ateliers visant à accompagner l’expression orale et écrite pour cultiver la bienveillance, susciter l’intérêt pour la littérature francophone contemporaine et le goût de la création littéraire.

L’écriture bienveillante envisage l’écriture et la lecture de fictions littéraires comme vecteurs de bienveillance et fait appel à la méditation de pleine conscience pour la cultiver.

Destiné prioritairement aux personnes confrontées à des violences (physiques, psychologiques, sexuelles, sociales ou économiques), ce programme se déroule en 8 séances hebdomadaires de 3 heures, en groupes de 4 à 12 stagiaires.

Grâce à la découverte d’une littérature francophone contemporaine (réunionnaise, insulaire, hexagonale, mais aussi africaine sub-saharienne ou maghrébine) porteuse de thématiques faisant écho à la vie des stagiaires, il s’agit de désacraliser la littérature et de la poser comme une formidable ouverture au monde et à soi.

Grâce à l’approche progressive de l’écriture de fiction ou du témoignage, il s’agit de renforcer l’estime de soi des stagiaires, revisiter leur histoire et ouvrir les portes de l’imaginaire pour mieux appréhender l’avenir et valoriser leur capacité à créer du beau.

S’inscrivant dans une démarche d’écoute consciente, ces ateliers s’appuient sur la méditation de pleine conscience pour accompagner la gestion des émotions générées par l’expression et cultiver la bienveillance.

Car si l’altruisme est une nécessité pour les générations futures, comme l’écrit le docteur en génétique cellulaire et moine bouddhiste Mathieu Ricard, cette qualité passe d’abord par l’expression de la bienveillance envers soi-même avant d’être adressée à autrui. L’écriture bienveillante propose ainsi ce regard distancié sur soi, vers un apaisement.

Les ateliers, dans une perspective socio cognitive, permettront ainsi dans le temps de ces 8 semaines une meilleure acceptation de soi et de l’autre.

DÉMARCHE

En associant lecture d’extraits d’oeuvres littéraires, exercices d’écriture, méditation de pleine conscience et approche de la bienveillance, l’ écriture bienveillante donne à l’acte d’écriture une conscientisation accrue de soi dans une distanciation, avec la possibilité de se dire à l’autre dans une acceptation bienveillante de soi et de l’autre.

Grâce à des exercices, ce programme accompagne les stagiaires vers la production de textes littéraires en considérant cette production comme une démarche bienveillante envers soi et envers les autres.

Écrire, c’est se vouloir du bien et vouloir du bien aux autres. En effet, l’acte de création littéraire engendre une relation consciente et pacifiée à soi-même. À travers des exercices d’écriture et de méditation de pleine conscience, le stagiaire est invité à explorer ses émotions, ses souvenirs et à s’envisager en tant que sujet pleinement présent et relié au monde qui l’entoure.

En ouvrant les portes à l’imaginaire, la production littéraire ouvre également celle des projets, de l’avenir.

La démarche collective d’écriture, l’échange au sein du groupe autour d’un objectif de production littéraire, favorisent la reconstruction narcissique et renforcent l’estime de soi. Les autres membres du groupe fonctionnent alors comme un miroir social et, grâce à la démarche d’écoute consciente instaurée dans les ateliers, renvoient au stagiaire une image valorisante de lui-même.

ORGANISATION

Ateliers hebdomadaires de 3h – Groupes de 4 à 12 stagiaires

Durée : 8 semaines

Écrire, revisiter ses émotions, ses souvenirs, partager ses écrits avec les autres membres du groupe nécessite l’instauration d’une certaine confiance. Confiance en soi, d’abord, puis confiance en l’animateur et confiance aux autres stagiaires. Cette confiance ne peut s’installer que dans la régularité et une certaine durée des ateliers.

Les exercices de méditation de pleine conscience (proposés en ateliers et à prolonger seul durant la semaine, tout comme les exercices d’écriture) s’inscrivent eux aussi dans une nécessité de régularité et de durée. En effet, des études ont prouvé que la pratique régulière de la méditation de pleine conscience modifiait certains circuits neuronaux. Ces modifications sont effectives dès 8 semaines de pratique.

OUTILS

  • La méditation de pleine conscience : une pratique laïque, objet d’études scientifiques

Le terme « méditation » vient du latin « méditari », de « médéor » (soigner). La méditation consiste à prendre soin de son esprit. C’est une science de l’esprit visant à amener le pratiquant à savoir qui il est. C’est en quelque sorte un yoga de l’esprit.

La pleine conscience est la qualité de conscience qui émerge lorsqu’on concentre son attention sur le moment présent, sans filtre, sans jugement et sans attente. C’est l’objectif de nombreuses pratiques méditatives anciennes, dont celles de la philosophie bouddhiste.

La méditation de pleine conscience consiste à se focaliser sur l’instant présent, sur ses sensations internes et ses perceptions. Les premiers à l’avoir importée dans la psychologie scientifique et à lui avoir donné son rayonnement actuel sont un psychologue américain, Jon Kabat-Zin et un psychiatre canadien, Zindel Segal.

Les recherches scientifiques menées depuis une quinzaine d’années par Francisco Varela, neuroscientifique français d’origine chilienne, le docteur Antoine Lutz et Richard Davidson, directeur d’un laboratoire de neurosciences à l’université de Wisconsin, ont prouvé les bienfaits de la méditation de pleine conscience : stabilité de l’attention, résistance au stress, ouverture aux autres… La méditation provoque des changements fonctionnels dans le cerveau, elle induit une réorganisation de l’activité neuronale.

« On peut entraîner certaines région de notre cerveau comme on fait des exercices pour développer sa musculature. La pratique régulière de la méditation a ainsi un effet physiologique sur le cerveau : cela se traduit par l’activation de certaines zones qui commandent notre attention, nos émotions, notre présence au monde et aux autres. » (Antoine Lutz cité par Cortex mag, septembre 2017)

  • La fiction littéraire : un formidable outil pour mieux comprendre l’autre

En donnant accès à l’intériorité de personnages, la fiction littéraire amène le lecteur à développer sa capacité à se mettre à la place d’un autre, à comprendre et partager ses émotions. « En favorisant l’identification aux personnages, en aidant à comprendre leurs points de vue sur le monde et sur les autres, elle propose un enrichissement considérable de notre propre expérience de vie », écrit le psychiatre Christophe André.

« La lecture, notamment la lecture de romans ou de poèmes, est une expérience vicariante, c’est-à-dire qui nous permet de bénéficier de l’expérience d’autrui, d’accéder à sa vie intérieure pour enrichir, pour enrichir, éclairer ou bousculer la nôtre », ( Christophe André, La vie intérieure, L’iconoclaste, 2018)

Selon les chercheurs David Comer Kidd et Emanuele Castano, psychologues sociaux à la New School for Social Research (New York), la fiction littéraire a des effets positifs sur les aptitudes sociales. Leur étude, rendue publique en 2013 par la revue Science, montre que la lecture d’œuvres de fiction littéraire développe l’empathie et l’intelligence émotionnelle.

À travers la lecture d’extraits d’œuvres contemporaines de littérature francophone, ce programme entend développer l’intelligence émotionnelle des stagiaires.

  • L’écriture de soi : une mise à distance de la douleur et une ouverture aux autres

Si l’écriture permet de transmettre des informations à autrui, elle permet aussi de traduire ses propres émotions. Cette écriture de soi « permet de clarifier ce qui est flou ou confus en nous, de mettre à distance ce qui est douloureux », explique le psychiatre Christophe André.

Obéissant à une progression, les exercices d’écriture sont associés à des exercices de méditation de pleine conscience, ainsi qu’à des échanges au sein du groupe afin d’accompagner les émotions suscitées par l’acte d’écrire.

Contactez-moi pour un devis adapté à vos besoins :

wopeisabellekichenin@gmail.com

+262 06 92 62 81 39

Ils m’ont fait confiance :

SPIP – DAC-OI : Projet culture-Justice 2017 , maison d’arrêt de Domenjod

SPIP : Ateliers K-geôles 2018, centre de détention du Port

 

 

 

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2 Replies to “Écriture bienveillante”

  1. Quelle idée brillante d’associer pleine conscience et écriture !
    Deux clés formidables pour déverrouiller ce qui bloque le voyage intérieur.
    Merci d’oeuvrer à les mettre à la portée de chacun.
    joëlle

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